Ouf, Sarko Est Revenu

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FILLON


LE PROGRAMME FILLON POUR LES NULS

 

LE POUVOIR EXÉCUTIF FRANÇAIS EXÉCUTE, EN EFFET.

Il exécute ses opposants. 
Il se comporte comme un état totalitaire en muselant la droite par l’action de ses corps intermédiaires complices que sont les médias et les juges rouges. Ce faisant, il use du double effet pervers qui consiste à faire passer tout opposant dénonçant cette réalité pour un illuminé populiste et tout candidat adverse pour un hors-la-loi - hors-SA-loi - notoire.
 
Outre le fait que je réfute en souriant l’étiquette «populiste», je persiste à affirmer que François Fillon est victime de ces pratiques dignes d’une dictature et qu’il propose un excellent projet pour la France, le seul capable de redresser le pays. C’est ce que prétend également Jean-Marc Sylvestre (pas réputé populiste lui non plus) qui détaille dans Atlantico le programme Fillon pour les nuls et tous ceux qui font semblant de l’être... Je vous reproduis l’intégralité du texte ci-dessous.
 
Autant préciser que je refuse également l’étiquette « simpliste » : pas plus que simplette d’ailleurs Sourire, ce qui me préserve de cette crédulité affligeante qui aveugle les masses ! Aussi ne vais-je pas me contenter de la soi-disant enquête ouverte sur Macron et sa fiesta à Las Vegas pour me réjouir béatement d’une équité de traitement judiciaire subitement recouvrée par nos Institutions ... Il faudrait utiliser des leurres moins simplistes pour calmer les moins simplets, qui ne se contentent pas d’os à ronger Langue tirée.
 
 
François Fillon est mis en examen. Sans le fondement de la preuve. C’est sans précédent. La messe est dite, l’exécutif exécute mieux ses adversaires politiques que ses missions régaliennes. Sacrifiées par l’injustice d’État. Ce qui n’est pas (encore) le cas de François Fillon. Il ne tient qu’à nous pour que lui, homme d’État, puisse exécuter ... son programme.
 
RÉSISTEZ OU CE PAYS EST FOUTU
Laurence MW 

Le programme Fillon pour les nuls et tous ceux qui font semblant de l’être...

(Jean-Marc Sylvestre pour Atlantico)

 

Le programme de François Fillon ne pouvait pas soulever un flot de critiques. Il est techniquement au point, il correspond aux objectifs fixés. Il est cohérent... mais !

 

François Fillon est sans doute celui des candidats qui a le plus de métier, pour appliquer un programme de rupture comme celui qu’il défend. Maintenant, son seul problème est de retrouver une crédibilité perdue de façon tellement stupide que beaucoup de ses supporters enragent.  

Le candidat Fillon est un peu dans la posture de ces jeunes filles de village qui autrefois faisaient rêver tous les garçons de bonne famille. Elles étaient merveilleusement belles, terriblement courtisées, très intelligentes, un tantinet provocantes, mais elles étaient interdites de mariage. La rumeur disait qu’elles avaient fauté et dans les grandes familles du siècle dernier, c’était difficilement acceptable.

Le programme présenté par François Fillon est sans doute le plus travaillé, le plus abouti et le plus responsable de tous les programmes offerts sur le marché politique. Il a été construit un peu comme une fusée à trois étages et tout est réglé pour que les moteurs s’allument les uns après les autres.

Le premier étage comprend le diagnostic de la situation. Il est très simple et partagé par beaucoup d’experts et de Français. Il est partagé par tous les agents qui travaillent dans l'entreprise et qui sont immergés dans l’économie de marché. François Fillon rappelle que la France est bloquée, asphyxiée, incapable d’affronter les mutations de la modernité qui s’imposent au monde entier : la mondialisation des échanges, le progrès technologique, et la concurrence. Ces mutations sont vécues comme anxiogènes et provoquent des réactions de replis populistes, lesquels font écho à des élans de démagogie.

 

François Fillon rappelle que ces mutations sont des formidables opportunités de progrès scientifique, économiques, culturels et sociaux à condition qu’on sache s’y adapter. Ce que d’autres pays ont réussi à gérer brillamment.

Le deuxième étage de la fusée Fillon, vise à booster l’environnement socio-politique de façon à débloquer toutes les énergies. L’Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux, doivent donc être plus légers, moins couteux (ce qui permettra de baisser les impôts), moins tatillons au niveau normatif et administratif. Concrètement ça passe par une maitrise de la dépense et des déficits publics, une restructuration de la fiscalité afin d’alléger les charges sur le travail. Ça passe par la rénovation du modèle social, moins couteux et plus efficace. Mais ça passe aussi par un Etat Français plus productif dans son administration, beaucoup plus branché et mieux sur l’Union européenne. Il ne s’agit pas de prôner moins d’Europe mais plus d’Europe.

Le troisième étage de la fusée doit dynamiser tous les acteurs de la création de richesse, de l’activité et de l’emploi, à savoir principalement les chefs d’entreprise. La France est non seulement dépendante du marché international des capitaux, mais elle est aussi asservie à la concurrence étrangère des biens et des services. La balance commerciale, qui est dans un état calamiteux prouve l’affaiblissement de la France.


La France consomme parce que les Français touchent des revenus de redistribution (allocations et prestations sociales) d’où le déficit structurel des finances publiques et l’endettement ... Mais avec ses revenus de protection sociale, les Français consomment principalement des produits étrangers. Non pas parce qu‘ils sont moins chers, mais parce qu’il n’y a pas d’offre nationale. On importe massivement des voitures, des vêtements, des meubles, des équipements ménagers, des produits électroniques, de l’énergie, parce que nous ne les fabriquons pas. On ne sait plus le faire. 

Il faut donc restaurer un appareil de production industriel et par conséquent des emplois.
Cette reconstitution d’une force de production passe par l’investissement, la compétitivité, la fiscalité du capital, l’assouplissement des conditions de travail, la remise au travail ... bref le troisième étage est animé par la logique d’offre. Dans la France culturellement de gauche, c’est un gros mot. La France des jacobins qui habitent les salons du pouvoir ont réussi à virer tous ceux qui défendent cette logique d’offre. Manuel Valls a pris une claque dont il se souviendra longtemps. Dans la France d’aujourd’hui, faire de l’offre, c’est taper dans la demande, donc, dans le pouvoir qui la soutient et qui tire sa légitimité de la promesse de relancer la demande ? D’où le crédit, la dette, les déficits, les fonctionnaires. 

Ce programme correspond au travail qui avait été présenté lors de la primaire et permis au candidat Fillon de gagner la premier tour,  à la surprise générale. Il est extrêmement cohérent avec les objectifs (relancer la maison France pour relancer l’emploi). Il est aussi cohérent avec les moyens financiers dont on dispose et qui doivent nous garantir notre indépendance. La France va retrouver sa souveraineté non pas en fermant ses frontières, non pas en récupérant son pouvoir monétaire. La France va retrouver sa souveraineté si elle est indépendante de ses créanciers et de ses fournisseurs.

Alors c’est vrai, qu'un tel programme nécessite quelques réformes qui dérangent quelques habitudes ou petits privilèges. Normalement la fonction publique peut difficilement accepter de revenir aux 37 ou aux 40 heures. Faudrait déjà que les fonctionnaires reviennent aux 35 heures comme disait inventeur des 35 heures, Dominique Strauss Khan.

 

Mais en termes d’efforts financiers, on est loin des politiques d’austérité. Réduire de 500 000, le nombre de fonctionnaires en 5 ans, cela revient à 100 000 par an. Il suffirait de respecter le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Par ailleurs ça n‘est pas parce qu’on réduit les effectifs de la fonction publique que l’on supprime le service correspondant en dix ans. Les cantines n’ont pas été fermées pour autant. Elles ont été confiées à des entreprises privées de restauration collective comme dans beaucoup d’hôpitaux. Les enfants et les étudiants mangent aussi bien, sinon mieux, et pour moins cher en moyenne.


C’est sur le terrain social et de la formation que l’incompréhension est la plus grande. Quand François Fillon ambitionne de baisser les dépenses publiques de 100 milliards à la fin du quinquennat, il se fait couvrir d’injures venant à la fois de l extrême droite et gauche, de la droite et du centre. Pour être autant critiqué par des gens si différents c'est que ça doit être grave docteur ! Alors que 100 milliards d’euros c’est exactement ce qui nous sépare du budget allemand. Or les allemands ne sont pas plus mal soignés que les français, sinon ils feraient la queue dans les hôpitaux parisiens (comme les anglais ou les italiens). Les allemands ne sont pas moins bien formés ou éduqués que les français. Sans doute mieux, compte tenu du faible taux de chômage.

L‘école allemande n‘est pas meilleure que l'école française, dit-on au syndicat des enseignants. N‘empêche que l‘employabilité des jeunes allemands est biens supérieure à celle des jeunes français. Le chômage des jeunes en France dépasse les 20%. En Allemagne, il est inférieur à 7%. Les allemands n’ont pas de problème avec les jeunes. Ils en ont en revanche avec les seniors.

Pour comprendre le programme Fillon, il faut retenir deux choses.  Une immense qualité et un vilain défaut.

La qualité est que ce programme s’inscrit totalement dans une logique de l’offre. Ce qu’avait fait l’Allemagne il y a 15 ans. Par conséquent une politique de l’offre affronte les mutations, les évolutions, elle s’y adapte et y répond. Une politique de l’offre affronte la concurrence internationale et ne se cache pas.

 

Cet ADN de l’offre s’oppose frontalement à toutes les logiques de la demande respectée en France depuis 50 ans. La gauche et le centre, y compris Emmanuel Macron se réfugient dans des logiques étatiques et keynésiennes. François Hollande voulait marier les deux. Ne pas brusquer les Français habitués à percevoir des revenus de redistribution, mais aussi relancer la compétitivité des entreprises. Il a raté son coup. On ne peut pas en économie suivre deux logiques à la fois, parce qu’on gaspille les résultats.

François Fillon, et ça lui sera reproché, rompt brutalement avec les politiques de la demande. Donc il bouscule des centres de pouvoir étatique et des fromages administratifs. 

Le vilain défaut de ce programme est qu’il est présent dans une forme trop exclusivement comptable. Je vais supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, je vais faire 100 milliards d’économies sur les dépenses etc. 

Ces chiffres sont agités comme autant de chiffon rouge propre à agacer, provoquer. L’important est ailleurs. L'important est dans le management et l’organisation de l’administration. Ça n‘est pas la réduction des effectifs qui rendra les services de la santé ou de l’éducation nationale ou les services administratifs plus efficaces, c’est une organisation et une gestion des personnels très différente. Toutes les méthodes de gestion moderne existent. Il suffirait de les appliquer.

 

A priori, François Fillon les connaît. Il a l’expérience de la réforme et de la gestion des conflits sociaux. Il n‘y a pas d’autres candidats qui ont une telle expérience. Il devrait disposer d’une majorité assez cohérente autour de ce projet. C’est important d'avoir une majorité solide si on veut faire passer des réformes. Ça évite les compromis scabreux.

Le seul problème est ailleurs. François Fillon doit reconstruire sa crédibilité. Tous ses amis le savent. Tous ses adversaires s’en réjouissent.

 

Publié le 14 Mars 2017 dans Atlantico Business 

 

17097460_1119537798157369_2806099848638288660_o.jpgRassemblement du Trocadéro pour François Fillon du 5 mars 2017 


15/03/2017
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MISE EN EXAMEN : LA DÉCLARATION DE FRANÇOIS FILLON AUX JUGES

 

En ce jour qui marquera les annales judiciaires, le juge Tournaire et consorts ont décidé une mise en examen baroque sur base inversée du droit français Surpris

François FILLON est donc mis en examen non pas sur fondement de preuves apportées par les juges contre lui mais parce qu’il est sommé de prouver son innocence, dont la présomption est pourtant inscrite dans la Constitution en sa faveur !

Du jamais vu !

 

L’indépendance de la justice était également un présupposé non à prouver. Mais ça c’était avant.

RÉAGISSEZ OU CE PAYS EST FOUTU

Laurence MW


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LA DÉCLARATION DE FRANÇOIS FILLON AUX JUGES

« Mesdames les Juges,

   Monsieur le Juge,

Il est de mon devoir de répondre à la convocation que vous m'avez adressée. Quels que puissent être mes désaccords sur la méthode qui a présidé à la détermination de la date de cet interrogatoire, le respect dû à l'autorité judiciaire s'impose à chacun d'entre nous.

Il est également de mon devoir de venir aujourd'hui devant vous afin de vous affirmer: oui, j'ai employé mon épouse et la réalité de son travail est indéniable.

Cette réalité a été confirmée dans le détail par plusieurs personnes qui ont travaillé à ses côtés durant de nombreuses années.

Il est faux de prétendre que tout le monde ignorait que mon épouse était collaboratrice parlementaire. Plusieurs témoins vous confirment la réalité de ce travail, qui correspond en tous points aux déclarations de mon épouse devant les enquêteurs. Il est tout aussi faux de prétendre que son emploi à la Revue des Deux Mondes n'avait aucune réalité. La seule personne qui l'affirmait a été contredite. En définitive, depuis l'origine, la charge de la preuve a été renversée, me mettant dans l'obligation, contrairement à la règle, de démontrer mon innocence, c'est-à-dire l'effectivité du travail de mon épouse, quelles qu'en aient été les formes.

Pendant toutes ces années, mon épouse a travaillé à mes côtés et aux côtés de mon suppléant pour assurer une parfaite continuité entre lui et moi.

De la gestion de mon courrier en lien avec ma secrétaire, à la tenue de l'agenda, mon épouse était présente aux événements locaux, aux inaugurations, manifestations sportives et culturelles dans la Sarthe, aux remises de décorations, son travail a pris de nombreuses formes. Pour citer l'un des témoins entendu par les enquêteurs, “sa force c'était d'être un relais au quotidien accessible et direct à tout moment”.

Nous avons versé de nombreux messages électroniques qui prouvent la réalité du travail réalisé et confirment point par point ce que mon épouse déclarait aux enquêteurs lors de son audition.

Nous avons versé la preuve des réunions auxquelles elle assistait, sa présence indéniable et fondamentale à mes côtés dans l'exercice de ma vie d'élu et la conduite de mes activités politiques.

Nous avons versé des attestations précises et circonstanciées.

La réalité de ce travail est établie, l'emploi de mon épouse comme collaboratrice parlementaire n'était pas fictif et il n'appartient pas à l'autorité judiciaire de porter une appréciation sur la qualité ou la teneur de ce travail.

Entendons-nous bien et dissipons tout malentendu. Les élus ne bénéficient pas d'une immunité absolue confinant à l'impunité dans l'emploi des ressources mises à leur disposition par le Parlement. Bien entendu, ce n'est pas le cas.

Les mots, cependant, ont encore un sens. “Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.” L'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a gravé dans le marbre la séparation des pouvoirs, fondement même de nos institutions, de la démocratie et donc de l'autorité judiciaire elle-même.

Dès lors que l'emploi de mon épouse n'était pas fictif, ce que démontre le dossier, il n'est pas possible, sans violer cette séparation des pouvoirs, de porter un jugement sur le travail d'un parlementaire et la manière dont celui-ci s'organise avec ses collaborateurs parlementaires.

Je vous renvoie à cet égard à la réponse faite par le Président de l'Assemblée Nationale aux enquêteurs le 13 février 2017. Interrogé par réquisition des enquêteurs sur les niveaux de rémunération des collaborateurs parlementaires bénéficiant d'un lien familial avec un élu, mon collègue Monsieur Claude Bartolone a refusé de répondre “au nom du principe de séparation des pouvoirs”.

Je ne demande ni dérogation, ni faveur, mais simplement le respect du Droit. Je m'inquiète d'ailleurs que vous n'ayez pas pris connaissance de deux notes sur les faits et sur le droit applicable que mon avocat avait déposées auprès du Procureur national financier et que celui-ci ne vous a pas transmises. Est-il conforme aux principes que de mener un interrogatoire dans de telles conditions? J'ai le droit de me défendre sur toutes les preuves en possession de la justice, sur le fondement d'une analyse exhaustive des éléments saisis et sur un travail d'enquête complet. On ne lutte jamais à armes égales avec le soupçon.

Vous avez décidé de me convoquer de façon précipitée pour des faits remontant pour certains à près de vingt ans. Vous savez que je consacre mes journées à faire campagne pour l'élection présidentielle qui aura lieu dans quarante jours. Je respecte les institutions judiciaires et la charge que la loi vous confie. J'attends d'être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité. Le code de procédure m'offrait le choix de répondre à vos questions, de me taire ou de faire une déclaration. C'est le calendrier de cette procédure, en plein cœur de la campagne présidentielle, qui m'impose le choix de cette déclaration. »

 

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14/03/2017
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LES RAISONS POUR LESQUELLES IL FAUT VOTER FILLON

La fin de règne socialiste approche. Panique dans les troupes éparpillées de la gauche déconfite. La tentative de putsch dans la primaire de la droite a échoué : Juppé, le candidat pis-aller des médias, s’est fait balayer par François Fillon, l’ancien premier ministre de celui qu’il fallait éliminer à tout prix, Nicolas Sarkozy. Un comble !

Qu’à cela ne tienne ! On allait aussi tuer Fillon. Sans état d’âme. Avec une nouvelle « affaire ». Précipitation, incohérence, mensonge ? Aucune importance, le « bon peuple » ne demande pas que cela soit vrai mais que cela flatte ses bas instincts.

 

C’est pourquoi il faut voter Fillon. Tout est dit par Antoine Brunet, président de chambre honoraire à la Cour des comptes, et j'y souscris entièrement.

RÉAGISSEZ OU CE PAYS EST FOUTU.

 

Laurence MW

 

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Réflexions éclairées d'un ancien de la Cour des comptes

J'ai comme vous été assommé par la cataracte médiatique du Penelopegate.

Mais ensuite j'ai enquêté et réfléchi. Voici quelques éléments à cet égard. S’ils vous paraissent valables, vous pouvez les faire circuler. Amitiés à tous, A BRUNET

 

Je n’épiloguera pas dans cette note sur l’aspect médiatique des choses, que chacun connait puisque c’est l’essentiel de ce que traitent les médias. La présente note vise au contraire à tenter d’analyser et d’éclaircir le fond du dossier.

. y a-t-il emploi fictif?:

A mon avis non: c'est impossible pour plusieurs raisons, l'accusation ne tient pas.

    . d'abord est-ce que Pénélope a réellement travaillé ?

La réponse est nécessairement oui. M Fillon, comme tous les députés, ne peut pas travailler sans assistant parlementaire, dont le rôle est à la fois divers et très chargé: suivre l'actualité, préparer des notes de synthèse ou des dossiers sur des sujets complexes, préparer les discours amendements et interventions à l'Assemblée, recevoir l'énorme courrier d'un parlementaire et rédiger les réponses, écouter les solliciteurs, représenter le député localement quand il est indisponible, préparer l'emploi du temps et suivre les rendez-vous et déplacements, ...

Bref, il faut quelqu'un de fort calibre et ayant du temps disponible. C'est un travail qui relève du niveau “Administrateur civil” de la fonction publique. J'ai fait du Cabinet ministériel, je n'ai jamais autant travaillé.

Or à aucun moment le Canard n'a dit: « le travail était fait en réalité par Mr X, Mlle Y et Mme Z, donc pas par Pénélope ». C'était pourtant le seul moyen de prouver que Pénélope n'aurait rien fait. Et à ma connaissance, personne n'a cité le nom d'autres assistants parlementaires que Mme Fillon. Si donc elle était bien la seule, comment imaginer qu'elle n'ait pas fait le travail ? Comment le député Fillon aurait-il pu fonctionner ?

Ainsi l'accusation d'emploi fictif paraît peu vraisemblable.

    . ensuite, même si Pénélope n'avait pas travaillé, y aurait-il détournement de fonds publics ?

La réponse est non, car jusqu'en 2012, les fonds concernés étaient privés : personne n'obligeait M Fillon à dépenser son enveloppe destinée à payer un ou plusieurs assistants. Il pouvait garder les fonds entièrement pour lui, leur emploi était totalement libre. Une fois ces fonds arrivés sur son compte bancaire, il en avait la libre disposition. C'était des fonds privés, comme son salaire de député.

Donc il ne pouvait y avoir détournement, puisque le parlementaire en avait le libre emploi, sans avoir à en rendre compte à personne. Et encore moins de détournement de fonds publics, puisque ces fonds étaient privés.

Ce régime de libre utilisation des fonds a cessé fin 2012. Depuis 2013, les sommes non utilisées à payer un ou plusieurs assistants parlementaires reviennent à l'Assemblée. A partir de cette date les fonds sont « fléchés », leur nature est un peu différente. Ne cherchons pas à en dire davantage, puisque les faits sont antérieurs à ce changement de régime : à partir de 2013 Mme Fillon a cessé d'être rémunérée par son mari. M Fillon a expliqué qu'il avait cessé de le faire parce qu'il avait senti monter la réprobation publique contre ces emplois familiaux, pourtant légaux, et que, pour tenir compte de cette inflexion de l'opinion, il avait pris d'autres personnes pour remplacer son épouse.

Ainsi la qualification de détournement de fonds publics ne peut être retenue.

. si enfin cette qualification était néanmoins retenue, l'auteur des faits pourrait-il être poursuivi en justice ?

La réponse est non car les faits sont trop anciens. De tels "délits" (emplois fictifs, détournement de fonds publics) se "prescrivent" par trois ans. Après trois ans on ne peut plus les poursuivre. Or les faits remontent largement à plus de trois ans. Rien que pour ce motif la procédure diligentée à grand fracas contre Fillon est « bidon ». Si la PJ avait été honnête, elle aurait refermé le dossier en 24 heures en disant: les faits sont prescrits et ne peuvent plus être poursuivis. Et on n'en parlait plus.

Au lieu de cela, elle fait durer l'affaire, sans aucune chance d'aboutir, ni sur le fond ni sous l'angle de la prescription, uniquement pour ternir la réputation du candidat qui apparaissait bien placé pour gagner l'élection, et dégoûter les électeurs de voter pour lui.

    . passons à présent au plan moral, qui est celui qui est le plus retenu par le public et le plus “lourd à porter” :

Y a-t-il eu népotisme ?

Oui au sens littéral. Mais cette situation est légale, organisée et encadrée par les assemblées parlementaires. Plus de 200 parlementaires emploient des membres de leur famille comme assistants parlementaires, sans que personne n'y ait trouvé à redire. Cette pratique est sans doute regrettable, mais on ne peut en accuser M Fillon sans devoir en accuser aussi les autres parlementaires qui sont dans le même cas et sans ouvrir une enquête judiciaire à leur encontre. Ce que ni les médias ni la justice ne font.

Y a-t-il eu rémunération abusivement élevée ?

La réponse est non, les rémunérations pratiquées sont normales : il convient pour les apprécier de considérer la totalité de la période dénoncée par les médias. Si on rapporte ces salaires «énormes», aux quelque 25 ans de mandat de député ou sénateur (hors périodes de poste de ministre), ils ont été en moyenne autour de 2.400 E nets par mois.

Ce montant est à comparer à la rémunération mensuelle d'un Administrateur civil (= catégorie A), qui va de 2.100 E bruts en début de carrière à 3.600 E (et davantage pour le hors classe, le hors échelle…) sans les primes qui s’y ajoutent, et qui sont en moyenne de 20% du traitement brut. On peut comparer le net de Pénélope au brut d'un administrateur sans les primes.

Un assistant parlementaire a été interrogé à la TV, pour savoir si la rémunération de Pénélope était excessive. Il a répondu que si cela avait été lui l'assistant de Fillon, pendant toute la période en question, cela aurait coûté plus cher que les sommes énoncées par le Canard enchaîné. Je l'ai vu et entendu moi-même.

Ceci n'a été repris par aucun média.

 

Pour résumer :

. le travail d'assistant parlementaire a bien dû être fait par quelqu'un, et si ce n'est par Pénélope, par qui d'autre a-t-il été fait ? Il n'y a pas d'emploi fictif.

. les fonds, à l'époque des faits étaient d'emploi libre et, par conséquent, n'étaient pas des «deniers publics», mais des fonds privés. Il ne peut y avoir de «détournement de fonds publics».

. les faits allégués sont prescrits et ne peuvent être poursuivis. Il ne peut y avoir d'enquête de police et encore moins de mise en examen.

. l'emploi de membres de la famille est légal et largement pratiqué par des parlementaires de tous bords, dont aucun n'est poursuivi,

. les rémunérations étaient normales pour le poste concerné.

 

Tout ceci montre qu'on est devant une bulle médiatique doublée d'un détournement de procédure par l'autorité publique, consistant à faire durer une enquête judiciaire «bidon», dans le seul but de persuader une opinion non informée que les faits étaient immoraux et délictueux, afin de fausser l'élection présidentielle.

S'agissant des médias, rien de surprenant. On se souvient que lors de l'élection de Hollande, les médias s'étaient entendus pour réaliser chacun de leur côté un «vote blanc» anonyme de leurs personnels, reproduisant celui qu'ils avaient émis pour le scrutin réel. Résultat : 85 % avaient voté Hollande.

S'agissant des pouvoirs publics, rien d'étonnant non plus quand on connaît le respect de la gauche pour la légalité, la présomption d'innocence et la moralité.

 

Alors, pour qui voter ?

 

Procédons à la revue des choix possibles :

 

. à l'extrême gauche, Mélenchon, le candidat du «peuple».

Son programme économique est désastreux, fondé sur le gonflement du smic et des prestations sociales, le recrutement massif de fonctionnaires, le matraquage fiscal, la fermeture des frontières et le reniement de la dette publique. Ce programme est idéal pour accélérer les délocalisations des entreprises comme des hommes et femmes ayant reçu une instruction supérieure, c'est à dire pour vider le pays de sa substance.

Et pour financer tout cela, on répudierait nos dettes (les banquiers n'avaient qu'à pas nous prêter, c'est de leur faute ! Sic) et on emprunterait à la Banque de France.

Ce programme est inspiré de celui de Hugo Chavez au Vénézuela, qui a fait en peu d'années de ce pays prospère, assis sur un immense gisement de pétrole, un des pays les plus pauvres du monde. La fermeture des frontières françaises par des droits de douane élevés est un suicide collectif, quand on sait que la part du commerce extérieur est d'à peu près la moitié du PIB. En même temps, c'est la hausse assurée des prix intérieurs du fait des droits de douane, de l'inflation dûe aux emprunts à la Banque de France (interdits par les règles européennes, donc, sortie de l'Europe), de la perte de compétitivité, sans compter les mesures de rétorsion inévitables du reste du monde envers nous.

Bref, évitons Mélenchon.

Au plan moral, rappelons-nous que l'intéressé s'est déclaré opposé à ce qu'on demande aux candidats de publier leurs revenus, parce que son patrimoine est de plusieurs millions et qu'il gagne environ 30.000 E par mois en tant qu'élu cumulant plusieurs mandats.

 

. puis M Hamon. Sa semaine de 32 heures approfondira la chute de la compétitivité de nos entreprises, comme l'ont fait les 35 heures, cependant que le « revenu universel », qui coûterait chaque année autant que tout le budget de l’État, ne peut être financé qu'en doublant tous les impôts (la TVA à 40 % par exemple) ou en s'endettant comme la Grèce.

La France irait tout droit sous la tutelle du F M I, comme en 1958, situation dont nous a tirée l'arrivée de de Gaulle, remettant tout en ordre, et ouvrant le pays sur le monde pour le faire repartir.

Donc, évitons M. Hamon.

Au plan moral, jusqu'ici aucune «casserole» n'a été détectée contre lui, à ma connaissance. Mais il y a plus grave, c'est la destruction par son programme de ce qui reste de la «valeur travail» déjà mise à mal par les 35 heures.

 

. puis M Macron. On attend son programme. Le peu qu'il en ait exposé consiste à créer de nouvelles dépenses. Il ne prend parti sur rien, ou, quand il le fait, c'est pour renier ce qu'il a défendu comme ministre. Il se présente comme le candidat de la rupture et du renouveau, alors qu'il regroupe sous son aile l'essentiel des ministres de M Hollande. Bref, M Macron, c'est le nouveau Hollande.

Si on est satisfait du bilan de M Hollande, alors il faut voter Macron.

Au plan moral, pas un mot sur la gangrène islamique qui est devenue la préoccupation N° 1 des français, et qui fait le lit de Mme le Pen.

Rappelons en outre que M Macron a consommé en huit mois 80 % des frais de représentation de Bercy, dont une partie semble l'avoir été pour des fins électorales personnelles, sans qu'aucune enquête judiciaire n'ait été ouverte pour le laver de ce soupçon.

 

. Mme le Pen : c'est le mariage des extrêmes, de gauche et de droite : son programme économique est d'extrême gauche, c'est celui de M Mélenchon (voir ci-dessus), motif pour lequel, d'ailleurs, au Parlement européen le Front national s'est vu refuser sa demande d'adhésion au groupe d'extrême droite.

Son programme monétaire est la sortie de l'euro, par création d'un euro français dont la valeur sera déterminée souverainement par l'Etat et avec lequel seraient remboursés les emprunts publics (NB : ceux-ci sont libellés pour l'essentiel en vrais euros ou en dollars, et sont détenus pour les deux tiers par des étrangers): on rêve ? On va vers des dévaluations en chaîne, dues à la perte de compétitivité des entreprises. Personne ne voudra de notre euro national. Personne ne voudra plus de nos emprunts publics.

Elle promet de fermer les frontières à l'immigration et aux marchandises et d'expulser les étrangers en situation irrégulière. C'est la politique de la Ligne Maginot et du recroquevillement national. Elle croit sans doute qu'en agissant ainsi elle empêchera les élites et les capitaux de fuir le pays pour aller créer des entreprises ailleurs et qu'elle encouragera les investissements étrangers chez nous.

Son programme budgétaire consiste à s'affranchir des règles d'équilibre de Maastricht. On fera le déficit qu'on voudra, financé par la Banque de France, enfin libérée des contraintes européennes, redevenue «souveraine». Vive la «planche à billets» et les nouveaux «assignats».

  Mme le Pen c'est le nationalisme + le socialisme. Ça a un nom, qu'il ne faut pas prononcer, parce qu'il rappellerait de mauvais souvenirs.

Donc, évitons Mme le Pen.

Au plan moral, pour se limiter à l'actualité récente, rappelons que Mme le Pen doit personnellement 650.000 E au Parlement européen, pour avoir pris son concubin comme attaché parlementaire, ce qui est interdit à Bruxelles, et avoir fait financer sa campagne en France par les fonds européens. Elle refuse de rembourser ces sommes et fait donc l'objet de poursuites judiciaires de ce chef. Ceci ne semble émouvoir personne.

 

Alors, il reste qui, si on veut sortir du Hollandisme sans tomber encore plus bas ?

Il reste M Fillon, le seul à présenter un programme complet et cohérent de redressement du pays appuyé sur une force de caractère capable d'en assurer la mise en œuvre.

Et on irait douter de lui et du programme de redressement de la France au motif qu'il fait l'objet d'une campagne mensongère de la part des «immobilistes», profiteurs du statu quo, qui creusent des trous dans le bateau pour s'amuser un peu, en se fichant pas mal de le faire couler !

Mais où avons-nous la tête ? Nous voulons voter pour tous ces marchands d'illusions qui nous conduiront à ce que sont devenus la Grèce ou le Vénézuela (sans compter l'Argentine, Cuba et bien d'autres) ?

Ou alors allons-nous nous abstenir courageusement, pour ne pas avoir à choisir, en nous cachant la tête dans le sable pour ne pas voir ce qui va nous arriver ?

Allons donc !

Personnellement, je n'ai pas d'états d'âme. Je voterai Fillon, et je le ferais même s'il était fautif. Car mieux vaut un fautif qui sauve le pays qu'un candidat bien propre qui le conduise au précipice. Sans compter que par les temps qui courent, les candidats bien propres ne sont pas légion. Après tout, ni Colbert, ni Mazarin, ni Napoléon, ni Talleyrand, ni Clémenceau, ni la plupart des grands hommes d’Etat qui ont oeuvré pour le bien du pays, n’étaient de petits saints, malgré ce qu’ils s’efforçaient de paraître.

C’est pourquoi je voterai Fillon et je le fais savoir autour de moi pour redonner du courage à ceux qui doutent. La communication initiale de Fillon a été faible, c'est à nous de prendre le relais.

Je vous ai aidé à y voir clair ?

Amitiés à tous A BRUNET

 

Nota : Qui est Antoine Brunet?

Président de Chambre Honoraire ​(Droit, Economie, Sciences Po, ENA promo StJust 1963) 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000678306

 

 

 


20/02/2017
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