Ouf, Sarko Est Revenu

Ouf, Sarko Est Revenu

L'ENFUMAGE SOCIALISTE DÉNONCÉ PAR JEAN D'ORMESSON

Trop c'est trop. Jean est ulcéré par nos gouvernants et il le fait savoir.

 

Alors que la situation économique est désastreuse en France, que l'état moral du pays s'en trouve gravement affecté, que sa capacité à affronter les défis modernes est réduite à néant par la médiocrité de son niveau d'éducation, on discute au sommet de nénuFar et d'Ognon ...!?

Qui l'eût cru ? (AVEC accent circonflexe, qui marque le passé deuxième forme du conditionnel, parce que sans accent circonflexe, on est au passé antérieur de l'indicatif, et ma question ne veut plus rien dire Langue tirée).

Bref ! Tout comme Jean, "je me demande si on ne se fout pas de nous" ...

Enfin, dans la mesure où on le sait, qu'on se fout de nous, n'y voyez en réalité qu'une simple question oratoire qui veut plus ou moins dire : "Auriez-vous l'extrême amabilité d'arrêter de nous prendre pour des cons, s'il vous plaît, M'sieursdames qui, non contents de nous mettre sur la paille, en plus, y mettez le feu ...?"

 

C'EST PATHÉTIQUE, C'EST SOCIALISTE

LMW

 

 

jean_circonflexe.jpg

 

 

Jean d'Ormesson sur la réforme de l'orthographe: «Cette décision est un nouvel enfumage»

INTERVIEW - L'académicien trouve «scandaleux (...) qu'on détourne l'attention des Français par des réformes qui n'ont guère d'importance» (Publié le 04/02/2016 dans le Figaro Premium)

 

LE FIGARO. - Que pensez-vous de cette annonce d'imposer dans les programmes scolaires de 2016 la réforme de l'orthographe datant de 1990?

Jean d'ORMESSON. - Il y a quelque chose de scandaleux dans cette décision soudaine de mettre ce sujet à l'ordre du jour. Je viens de lire les informations. Les agriculteurs ne peuvent plus vivre. Les salariés de grosses sociétés industrielles comme Goodyear manifestent leur désespoir et on parle de réformer l'orthographe. Comme «enfumage», c'est pire que la déchéance de nationalité ; on détourne l'attention des Français par des réformes qui n'ont guère d'importance.

 

Pourquoi lancer ce sujet actuellement?

La ministre de l'Éducation nationale est empêtrée dans une réforme des programmes qui fait l'unanimité contre elle. Et voici que ses services ressortent la réforme de l'orthographe.

 

 

«On sait le drame de l'illettrisme, de la mauvaise expression écrite, et ses conséquences pour la jeunesse. Ce n'est pas avec cette réforme qu'on améliorera l'égalité des chances mais par une réforme résolue de l'éducation»

Jean d'Ormesson

 

 

À l'époque, comment aviez-vous accueilli les travaux de la commission, à laquelle l'Académie avait été associée?

L'Académie s'était penchée sur la simplification de l'orthographe. Il y avait eu des débats vifs et la raison avait conduit à aborder le sujet des absurdités orthographiques: pourquoi imbécillité et imbécile, chariot et charrette? À l'époque, j'étais plutôt favorable à cette tendance réformatrice. Parce qu'il y a vingt-cinq ans les gens n'étaient pas malheureux comme aujourd'hui, et le pays dans cet état.

 

N'est-ce pas un service à rendre aux écoliers en leur évitant les pièges de la langue?

On se prévaut de la réforme de l'orthographe qu'a menée l'Allemagne mais ce fut une catastrophe. Ces réformes sèment le trouble chez les enfants fragiles scolairement. On sait le drame de l'illettrisme, de la mauvaise expression écrite, et ses conséquences pour la jeunesse. Ce n'est pas avec cette réforme qu'on améliorera l'égalité des chances mais par une réforme résolue de l'éducation.

 

 

«L'orthographe française, avec ses nuances, ses pièges, est merveilleuse. Elle fait son charme et sa richesse»

Jean d'Ormesson

 

 

Le sujet vous touche évidemment comme écrivain…

Bien sûr. L'orthographe française, avec ses nuances, ses pièges, est merveilleuse. Elle fait son charme et sa richesse. Vialatte disait quelque chose comme ça: «Je suis pour la réforme de l'orthographe, à condition de multiplier les règles.» Je ne suis pas loin de penser comme lui. J'ai l'impression d'être le dernier des Mohicans. Non, le dernier des écrivains ; il y en a et il y en aura d'autres, mais je suis le dernier à persister à parler et à écrire français comme je l'ai appris, dans madame de Sévigné et Benjamin Constant - moins bien qu'eux tout de même!

 

Faut-il des règlements pour accompagner l'évolution d'une langue?

Mon père écrivait enfans sans «t», à l'ancienne. Le «t» s'est imposé dans ce mot sans qu'il faille recourir à un règlement. L'orthographe, c'est comme l'économie, ne multiplions pas les règlements inutiles. Laissons faire le temps qui impose de nouveaux mots, de nouvelles orthographes sans règlement.

 

Que dites-vous à Najat Vallaud-Belkacem à ce sujet?

Il y a plus urgent. On réformera l'orthographe quand la prospérité sera revenue.

 

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 05/02/2016.

 

LMW



07/02/2016
3 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Politique & Société pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 655 autres membres